Lundi, Décembre 18, 2017
   
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Communiqué de presse :

Dans le cadre de la semaine Emploi à Hodimont et de lutte contre les discriminations

Nos quartiers ont du talent !

 

 

Dans le cadre de la semaine pour l’emploi organisé à Hodimont du 4 au 8 octobre 2010 (projet à l’initiative de l’asbl Assadaka), l’asbl Essalem souhaite apporter sa contribution à la sensibilisation de la question de l’emploi et spécifiquement sur des freins que peuvent rencontrer certains profils de type « études supérieures/universitaires » sur le marché du travail.

L’asbl, dont un des volets d’action est l’insertion socio-professionnelle, met déjà en place sur rendez-vous un accompagnement des candidats par un service conseil de réalisation de CV et de certaines simulation d’embauche pour aider le candidat à mettre en avant ses atouts.

Au-delà du projet de sensibilisation mis en place à l’attention des candidats, il devient urgent de pouvoir étudier les raisons pour lesquelles des habitants de quartiers populaires ayant réussi des études universitaires ou supérieures n’arrivent pas à trouver un emploi sur un marché pourtant en demande alors qu’ils ont rempli « leur part du travail », à savoir l’obtention d’un diplôme qualifiant.

L’absence de concrétisation d’un emploi entraîne aussi un effet pervers : l’engrenage des rendez-vous au FOREM et l’entrée dans le cercle vicieux des formations qui n’en finissent pas. Cela crée à la longue une dévalorisation personnelle alors que les compétences et que la motivation sont bel et bien présents. C’est pourquoi l’asbl veut mettre à profit cette semaine de l’emploi pour mettre le « focus » un instant sur ses individualités statistiques du FOREM.

L’asbl souhaite aussi attirer l’attention sur les discriminations croisées, à savoir que certains candidats cumulent des effets à caractère discriminant comme l’origine sociale (p. ex. habitant de quartier populaire), l’origine ethnique (p.ex. maghrébin), l’âge (p. ex. jeune et donc sans expérience) et parfois même la conviction religieuse (p. ex. musulman). En comprenant cela, on obtient le stéréotype du jeune de quartier qu’ont à l’esprit bon nombre de citoyens qui ne fréquentent pas ce quartier ! Pour les jeunes femmes, il n’y a pas ce cumul de représentation négative mais on voit apparaitre des difficultés claires pour celles qui portent le foulard et souhaitent obtenir un emploi en le conservant car celui-ci n’est en rien une entrave au bon accomplissement de la tâche

 

D’ailleurs, sur ce plan précis, seul trois facteurs peuvent justifier une restriction de la liberté religieuse et de son expression : la sécurité, l’hygiène et certaines dispositions particulières dans la fonction publique par exemple.

Le Centre pour l’égalité des chances s’est penché tout récemment sur les discriminations réalisées dans certaines agences interim. Au-delà des discours convenus sur la diversité, notre société doit savoir que la discrimination existe et qu’elle constitue un délit

 

« parce que discriminer est injuste pour tout-e candidat-e qui en fait directement les frais. Parce qu'aussi la discrimination est néfaste pour la société dans son ensemble et engendre des tensions sociales qu'il ne faut pas sous-estimer2 »

 Comme le souligne très bien Edouard Delruelle, Directeur du Centre.

 

http://diversite.be/index.php?action=artikel_detail&artikel=438

Il est de la responsabilité des autorités publiques de prendre cette question à s a juste mesure et de mettre en place un plan d’action concret, dés le niveau local, car ces difficultés sur le marché de l’emploi renvoient le message que la société ne les considère pas à leur juste potentiel et qu’ils n’ont pas la possibilité de s’y épanouir. Il est bel et bien difficile de se projeter un avenir dans une telle situation.

Nous présentons donc de façon concrète certains profils dans l’espoir d’avoir quelques employeurs susceptibles de leur proposer une rencontre et un emploi. Nous sommes convaincus qu’il existe des personnes intéressées par ces profils et qu’il faut pour cela multiplier des occasions de rencontre (via la presse notamment).

C’est pourquoi une rencontre est prévue ce mercredi 6 octobre 2010 au Café Liégeois de la rue du Brou avec les personnes suivantes

- Oualid ZOUANE, comptable de formation

- Jean-Pierre KALINGA, électromécanicien

- Wissem KAHOUACH, graduat RH/communication

- Nadia ECH CHAREF (par téléphone)

- Jihane KAHOUACH, assistante bureautique

- Lamiae BRICHA, quadrilingue français-anglais-allemand-arabe

Hajib EL HAJJAJI

Administrateur de l’asbl 0496324848

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